LE VILEBREQUIN MOTEUR

medo 5 janvier 2020 Aucun commentaire

LE VILEBREQUIN MOTEUR

1)      Définition :

Le vilebrequin est l’arbre moteur qui reçoit les efforts du piston et de la bielle pendant le temps et les transforme en mouvement de rotation. Il est responsable de tous les mouvements du moteur.

2)      Rôle :

–          Rôle primordial : il reçoit l’effort transmis par les pistons et les bielles et fournit un mouvement circulaire à la sortie du moteur.

–          Rôles secondaires : il entraine en rotation :

  • L’arbre à cames.
  • La pompe à huile du circuit de graissage.
  • Le générateur de courant (un alternateur en générale).
  • Le distributeur d’allumage.
  • La pompe à eau du circuit de refroidissement et éventuellement le ventilateur s’il est mécanique.
  • La pompe à huile de la direction assistée.
  • Le compresseur du circuit de climatisation si le véhicule en est équipé, etc.

Pour cela :

–          Il doit très rigide pour résister à la flexion et à la torsion.

–          Il doit être équilibré tant en statique (en état de repos) qu’en dynamique (en état de mouvement).

3)      Conception :

Le vilebrequin est obtenu soit par forgeage, soit par coulage de fonte, ou d’acier. Il reçoit un traitement thermique lui donnant plus de résistance. Il est fait généralement d’une seule pièce.

Il doit être parfaitement équilibré. On peut trouver des vilebrequins composés d’éléments séparés, assemblés par différence de température. Ils ne sont pas démontables et constituent des embiellages complets puisque les bielles et leurs coussinets sont mis en place avant emmarchement des diffèrent parties (par exemple Citroën 2 CV ou GS).

Le vilebrequin est fabriqué :

–          Soit par forgeage, en acier mi-dur mangano-siliceux au chrome.

–          Soit par forgeage et matriçage d’une barre d’acier.

–          Soit par moulage, en fonte G.S.

4)      Description :

Le vilebrequin est composé des éléments suivants :

a)Les tourillons :

–          Ce sont les portés de l’axe du vilebrequin à l’intérieur des paliers du bloc-cylindres.

–          Ils sont en quantité variable :

  • Augmenter leur nombre permet d’accroître la rigidité.
  • Diminuer leur nombre permet de diminuer les frottements.
b)Les manetons :

–          Ce sont les manivelles sur lesquelles s’attachent les têtes de bielles.

–          Si le moteur est en ligne ou à plat, il y a autant de manetons que de bielles.

–          Si le moteur est en V, il y a 2 bielles par maneton.

–          La répartition angulaire des manetons est fonction du nombre de cylindres. Le cycle étant de 2 tours soit 720°, on tire la répartition des manetons en divisant 720 par le nombre cylindres.

Ex : 4 cylindres à 720° : 4 = 180°

c)Les flasques :

–          Les flasques sont les liaisons entre les manetons et les tourillons. Elles portent en plus des masses d’équilibrage (statique et dynamique) qui sont ajustées par meulage ou perçage.

–          Pour renforcer le vilebrequin aux extrémités des manetons et des tourillons, il peut être pratiqué une opération consistant à écrouir dans ces zones de façons à y tasser les fibres : c’est le « galetage ».

5)      Ordres de fonctionnement des cylindres :

En mécanique automobile, les véhicules sont équipés par des moteurs à différents nombres de cylindres etc…

a)Le monocylindrique :

–          Le vilebrequin de ce moteur n’a qu’un seul maneton et 2 tourillons.

–          Allumage tous les 720°

Le tableau de fonctionnement est :

Cylindre 1 ADM COM EXP ECH

      ADM : Admission /COM : Compression /EXP : Explosion détente /ECH : Echappement